Ibrahim filait tout droit. Ses traces dans le sable formaient un fil invisible sur chaque sommet de dune et je les suivais.
Ce carnet raconte une traversée de l’ouest marocain jusqu’au désert du Sahara. Une quête de solitude et de déconnexion, loin des routes balisées, des carrefours et des indications. Dans l’immensité, plus de réseau, plus de directions imposées, juste l’eau, la nourriture, la marche.
Et une découverte inattendue : privé de repères, le cerveau humain cherche instinctivement des traces. N’importe lesquelles. Et les suit.